Témoignage :
Monique de Saint-Jean
Présidente de la Fédération nationale des comités féminins pour le dépistage des cancers
Comment aider les femmes à participer au dépistage organisé ?
« Pour la femme, le dépistage est flou. Sa procédure est complexe, peu claire et il véhicule des mots qui inquiètent : programme, convocation, examen clinique, examen obligatoire… Le discours épidémiologique ou technique ne suffit pas. Le programme n’est pas racontable en l’état. Il faut installer la confiance car la confiance fait partie de la qualité.
Le dépistage organisé est une démarche dont la dimension relationnelle est essentielle : le parcours doit rassurer la femme à toutes les étapes : lettre d’invitation, accueil chez le radiologue, annonce des résultats.
La question des délais est primordiale : devoir attendre six mois détourne de la participation au dépistage organisé.
Des relais de confiance capables d’inciter les femmes existent, ils doivent être intégrés : travailleurs sociaux, associations, professionnels de santé, femmes relais. Ils doivent être aidés à réaliser ce travail de proximité. Il n’y a pas un acteur unique capable d’inciter.
Le dépistage organisé apporte un plus, mais il doit être relayé par les médecins (gynécologues, généralistes) autour des messages de sécurité et de qualité, sur lesquels les femmes ne sont pas encore assez informées.
Les médecins doivent être convaincus de la qualité et de l’efficacité du dépistage organisé et transmettre leur conviction. »Haut de page
