Témoignage :
Dr Jean-Louis Dianoux
Médecin généraliste à Romainville
Quel rôle le médecin traitant doit-il jouer pour faciliter l'adhésion des femmes au dépistage organisé du cancer du sein ?
« Pour ma part le rappel est systématique à l'occasion d'une consultation, quel qu'en soit le motif. Pour tout âge je demande (ou redemande) les antécédents familiaux, notamment de cancer du sein. Au-delà de 50 ans je demande toujours si la mammographie a été pratiquée. J'encourage à la réaliser dans le cadre du dépistage organisé pour celles qui le font de manière individuelle (souvent à l'initiative de leur gynécologue, qui craint peut-être de perdre le contrôle de leur patiente ?). Si la convocation a été perdue ou non reçue, je l'édite via Neonet, le site Internet d’éligibilité.
Quels sont les principaux points sur lesquels vous insistez auprès des femmes pour les convaincre de participer ?
« Je fais valoir l'intérêt de l'examen en double lecture, de l'expérience spécifique des radiologues engagés dans le programme et le rappel systématique tous les deux ans. Cependant je n'ignore pas moi-même que le dépistage ne doit pas être surestimé : il existe des cancers du sein que l'on diagnostique entre deux dépistages. »
Comment faites-vous pour convaincre vos patientes ? Quels arguments employez-vous ?
« Ce sont en fait des arguments d'évidence. Le cancer du sein est fréquent, il touche une femme sur dix au cours de sa vie. Le dépistage précoce peut permettre de la guérir et le traitement sera d'autant plus conservateur qu'il sera mis en place plus tôt. »
Avez-vous modifié votre pratique depuis l'instauration du dépistage organisé du cancer du sein ?
« Oui, j’ai aujourd’hui une préoccupation plus systématique pour le dépistage, sans oublier le cancer du col de l’utérus et maintenant celui du côlon. »Haut de page
